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droit d’auteur

Les doléances de l’auteur vingt-et-uniémiste

23.12.06      (édito du 30 novembre)       À l’issue de son colloque-anniversaire « L’auteur au XXIe siècle » (organisé le 27 novembre dans les plantureux locaux de la Sacem à Neuilly), le Snac a rendu publique un chapelet de six revendications fondamentales réaffirmant les intérêts et la détermination des auteurs face aux dérives ultralibérales des industries culturelles dans la société de l’information. Cosigné par 12 associations d’auteurs — dont la SGDL, la SACD, la Scam... mais pas la Sofia, tiens tiens... —, le manifeste exprime des enjeux assez larges : faire entendre à Bruxelles d’autres lois que la libre concurrence, maintenir la rémunération pour copie privée envers et contre tout, renforcer la gestion collective par des voies législatives... Aux auteurs de l’écrit et créatifs en général qui trouveraient cela abscons, dramatique ou soporifique, je signale deux objectifs bien concrets qui ne manqueront pas de rallier les indécis :
      1) mettre enfin en place un contrôle transparent de la reddition des comptes des éditeurs et diffuseurs (suivez mon regard) ;
      2) harmoniser enfin cette foutue terminologie fiscale et sociale qui enferme des milliers d’auteurs dans « des situations administratives invivables ».

Le texte intégral des doléances sera est publié sur Snac.fr. Et le colloque ? Minute papillons, laissez-moi le temps de digérer les petits fours...

http://www.snac.fr | voir aussi 150 questions sur l’édition

zik

« Psychodizziac » : des mashups triés sur le volet

Psychodizziac 19.12.06      Simon Iddol nous livre dans son album « Psychodizziac » une sélection éclairée et acérée de bootlegs ultracréatifs. Vous y retrouvez en belle effervescence les incontournables du moment (Go Home Prod, DJ Moule, Eve Massacre, Divide & Kreate, Bobby Martini, Loo & Placido, Lock3Down...), auquel on ajoutera, ébahi, Rolf Schraa pour son mashup Metallica vs Aretha Franklin, ainsi qu’Aggro1, pas vraiment inconnu au bataillon mais toujours aussi fulgurant d’inventivité. Son mix « The Streets of Hotel California » (Eagles vs Hustle Athletics) vous laissera sur votre séant. Tout cela est téléchargeable en une seule brouettée via un fichier .rar de quelque 114 Mo, soit un pack de 18 fichiers MP3 de haute qualité. Mon petit doigt me dit que ça va chauffer dans vos iPods, au coin du feu.

http://simoniddol.freeblog.hu/archives/2006/11/30/psychodizziac/ | voir aussi DJ SonoTown

interne

Plantage serveur/PHP à la mi-décembre

18.12.06      BlogNot ! est devenu inconsultable pendant deux jours aux alentours du 17 décembre, toutes les requêtes HTTP provoquant une erreur de configuration serveur. Free n’a encore donné aucune explication à ce problème qui touche visiblement de nombreux webmestres utilisant le moteur PHP.

Si vous parvenez à lire ce billet, c’est que le « hack » proposé sur les forums pour forcer l’interprétation correcte des scripts fonctionne. Il consiste à créer à la racine de vos dossiers PHP un fichier .htaccess contenant les deux lignes suivantes :

#HTACCESS 
php 1

Ne me demandez pas pourquoi ni comment ça marche... Amis développeurs, si vous avez d’autres infos utiles sur cette question, envoyez-moi un courriel à l’adresse de la rédaction.

Voir aussi : http://faq.free.fr/adsl/5/9/3/9

droit d’auteur

La rémunération pour copie privée gagne le match contre les DRM

16.12.06      L’événement est considérable pour les organisations d’auteurs, enfin victorieuses sur un dossier. Ces dernières s’escrimaient depuis plusieurs mois contre un projet de « réforme » (euphémisme pour abolition) des redevances pour copie privée. Pressuré par une alliance sacrée d’industriels de l’informatique (Adobe, Apple, Microsoft, IBM, Canon, HP, Intel...), le commissaire européen au marché intérieur Charlie McCreevy tenait pour obsolète, et nuisible au marché commun, le principe de rémunération pour copie privée. Les hérauts d’armes de la libre concurrence envisageaient donc, au mépris d’ailleurs de la directive européenne sur le droit d’auteur*, de pulvériser ces redevances pour leur préférer le dispositif des DRM (Digital Rights Management) comme s’il pouvait d’une quelconque façon garantir aux auteurs des revenus complémentaires. Rappelons que les DRM sont juste un pis-aller contre le piratage et offrent d’abord des garanties aux exploitants quand ce n’est pas un boulevard vers le monopole technologique.

* Directive qui a déjà fait assez de concessions aux marchands (cf. le sinistre dossier DADVSI pour ce qui est de la transposition française).

Mais pour une fois, la cause des auteurs a été entendue. Le 14 décembre, le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a décidé d’enterrer le projet d’éradication. La SACD publie une bonne rétrospective de l’affaire, jugée hautement stratégique.

Même si la gestion collective de la rémunération pour copie privée pose encore des tas de questions (en tout cas, du point de vue de l’auteur lambda, qui a toujours l’impression de courir après ses droits), il ne faut pas oublier que c’est un garde-fou. Il préserve, en creux, l’exception de copie privée articulée aux premiers alinéas de l’article L. 122-5 du Code de la propriété intellectuelle ! La SACD rappelle ainsi que les redevances de copie privée perçues dans 20 des 25 États membres de l’Union européenne assurent aux ayants droit une rémunération complémentaire pour la copie privée de leurs œuvres en échange d’une liberté garantie pour les particuliers.

Pour ma part, je continue de penser que la copie privée ressort de la liberté individuelle du consommateur de disposer d’un objet matériel et n’atteint d’aucune façon le droit d’auteur dans son principe essentiel. Mais au même titre que le prêt en bibliothèque, cette réalité très quotidienne impacte dans des proportions certaines quoique difficilement mesurables l’économie des œuvres. Voilà ce qui justifie, du moins dans les pays qui se préoccupent de la survie des auteurs, une politique de soutien (une taxe — appelons un chat un chat !) en leur faveur. Les débats ont toujours été houleux à ce sujet, mais nul n’a trouvé meilleur compromis que cet impôt sur la liberté de copier. Sans vraiment saisir la dimension politique de l’affaire à l’échelle de leur propre liberté, beaucoup de consommateurs ont ronchonné en apprenant qu’ils payaient un peu plus cher leurs supports numériques. Les manœuvres des cartels informatiques au niveau de l’UE devraient maintenant leur permettre de mieux palper les grosses ficelles de ce dossier.

http://www.sacd.fr/actus/dossiers/legislation/copie_privee.asp | voir aussi « La fracture du copyright »

imagerie

Photoshop CS3 : mise en bouche

15.12.06      Actuellement en version d’essai beta public, la mouture CS3 de Photoshop apportera quelques sucreries aux affamés du progrès infographique. Scott Kelby en dresse un diligent palmarès mais c’est quand même l’immense Martin Evening* qui, en nous livrant gratuitement 21 pages de son futur Adobe Photoshop CS3 for Photographers, rassemble et illustre le mieux les nouvelles fonctionnalités du logiciel-phare des métiers graphiques.

* Photoshop pour les photographes (traduction française chez Eyrolles du guide de M. Evening) est un chef-d’œuvre de la littérature informatique, actualisé à chaque nouvelle version du logiciel. C’est sans nul doute l’un des ouvrages les plus puissants jamais écrits sur le traitement d’image assisté par Photoshop.

Chacun y trouvera certainement à boire et à manger. Personnellement je suis surtout sensible aux innovations simples et concrètes, par exemple le convertisseur couleurs / N&B paramétrable, ainsi que les bien nommés « smart filters », permettant d’appliquer une combinaison de filtres de façon modulable et non destructive. Sur tout ça et bien d’autres choses, Evening fait le jour.

http://www.photoshopforphotographers.com/pscs2/photoshopcs3.htm | PDF | voir aussi http://www.photoshopuser.com/cs3/sk_features.html

bibliophilie

Un bibliopathe sur eBay...

15.12.06      Histoire cruelle relatée par Jean-Luc Deuffic sur PECIA(1), blog consacré aux manuscrits médiévaux : un particulier revend sur eBay, en pièces détachées, feuillet par feuillet, des manuscrits et imprimés anciens qu’il acquiert préalablement sur le site d’e-commerce. À titre d’exemple, un livre d’heures(2) breton obtenu pour 6200 € et dont chacun des 121 feuillets est mis à l’enchère après dépeçage du vénérable volume. On imagine la jolie culbute que peuvent faire ces mercenaires de l’incunable, mais il faut souligner que la pratique n’a rien de nouveau, le Net permettant seulement d’élargir le nuage délétère.

(1) Via Affordance.
(2) « Recueil de dévotion renfermant les prières de l’office divin » (Le Petit Robert).

On lira à ce sujet le commentaire avisé de Denis Muzerelle, archiviste-paléographe en poste à l’Institut de recherche et d’histoire des textes :

Je comprends parfaitement les cris d’horreur que cette vente soulève. Mais je crois nécessaire de remettre un peu l’affaire à son échelle. Le dépeçage de manuscrits (ou d’imprimés, d’ailleurs) afin d’opérer une opération commerciale plus profitable est loin d’être exceptionnel [...].

Et surtout, cela n’est pas une nouveauté rendue possible par le commerce électronique. Pendant longtemps (et peut-être encore) on a pu trouver dans les boîtes des bouquinistes des quais de Seine, au milieu de romans défraîchis et de manuels écornés, des feuillets d’antiphonaires(3) manuscrits vendus à la pièce. Pour remonter plus haut encore, les feuillets des “Heures d’Etienne Chevallier” peints par Jean Fouquet, aujourd’hui conservés au Musée Condé (Chantilly), ont ainsi été dépecés au XVIIIe siècle. (Ceci pour ne prendre qu’un exemple parmi tant d’autres.)

Il faut aussi souligner qu’il ne s’agit “que” d’un livre d’heures, c’est-à-dire d’un livre produit en masse dont nos bibliothèques conservent d’innombrables spécimens. Les heures à l’usage de Nantes sont bien représentées dans les fonds du Musée Dobrée, et la disparition de cet exemplaire ne nous privera d’aucune information essentielle. [...]

(3) « Recueil de chants liturgiques, recueil des antiennes de la messe utilisant la notation grégorienne » (Le Petit Robert).
http://blog.pecia.fr/(...)/Sacrilege-Largent-mene-a-tout | voir aussi 150 questions sur l’édition

zik & ciné

Les Kleptones rejoignent A Swarm of Angels

12.12.06      A Swarm of Angels (ASOA) (littéralement : « essaim d’anges ») est un aventureux projet de cinéma participatif visant à attirer plus de 50 000 souscripteurs autour de la production d’un film « open source », « remixable » et « P2P-friendly »... On ne sait pas si ce petit ouragan créatif va détremper les gros cigares d’Hollywood ou seulement faire pouffer les administrateurs de la MPAA (Motion Picture Association of America*), mais l’engouement est palpable dans la blogosphère anglo-saxonne depuis le printemps (cf. The Register et Boing Boing). Toujours est-il que l’essaim s’est agrégé The Kleptones, nouveaux génies du mashup qui ont pulvérisé l’applaudimètre de BlogNot ! le mois dernier. Convergence des plus naturelles, la bande à Kleptone a été invitée à produire la bande originale du film-in-progress et vient d’amorcer une série de podcasts sur ASOA. On écoute dare-dare !

* Impopulaire sur le Net, la MPAA est un des organismes phares de la lutte anti-piratage et pro-copyright aux États-Unis. Elle exerce aussi une forte influence sur la production cinématographique à travers son fameux système de notation (rating board), lequel décide de l’acceptabilité des films pour tel ou tel public et donc de leur censure éventuelle sur les grands réseaux de distribution. Le documentaire-choc de Kirby Dick, This Films Is Not Yet Rated, semble avoir levé une partie du voile sur la cuisine secrète et les options morales de cette commission, très à cheval sur les dépassements de poils pubiens mais étonnamment libérale en matière d’ultra-violence... D’où cette vague un peu étrange de blockbusters puritains écrits à la tronçonneuse.
http://www.aswarmofangels.com/ | http://www.kleptones.com/

3D

MyMentalRay explique MentalRay

MyMentalRay Tutorials 08.12.06      Le moteur MentalRay enfin démystifié grâce à un nouveau site communautaire, MyMentalRay, qu’on peut recommander aux profanes mutant doucement vers la gourou attitude. Si les mots-clés optimisation, final gathering, global illumination, caustics, SSS shaders... commencent à envahir votre jargon de créatif 3D, alors il est peut-être temps de découvrir et d’éprouver quelques fioritures éclairantes. Amateurs de textures réalistes, visez notamment les mini-tutoriels proposés par Francesca dans la rubrique Tutorials.

http://www.mymentalray.com/ | voir aussi Ikonosphère

imprimerie

Support d’avenir : le papier-RW !

07.12.06      La firme Toshiba fait son show dans cette vidéo renversante illustrant sa dernière invention : un papier imprimable, effaçable et réimprimable 500 fois, couplé à une imprimante nouvelle génération, la B-SX8R, déjà commercialisée au Japon pour 7400 € (dans le reste du monde à partir de 2008). Ce papier réinscriptible consiste en fait en un pelliculage plastique similaire au papier thermique des vieilles télécopieuses. Cette technologie n’est donc pas inédite, mais la durée de vie du support a été notablement étendue. Comment ça marche ? Une matrice de pigments — en langue numérique, on dirait pixels — contrôlés par la chaleur. Chaque « pixel thermique » noircit lorsqu’il est soumis à une température supérieure à 180 °C. Le pigment est alors stable, à moins qu’on réenfourne le papier et qu’on porte sa température de surface entre 130 et 170 °C : les pigments retrouvent alors leur blancheur d’origine et la 192e version de votre synopsis de sitcom familiale retourne au néant qu’elle n’aurait probablement jamais dû quitter.

Outre l’amortissement de la B-SX8R (le four à papier), prévoyez aussi un coût de 7 à 10 € par feuille. Prohibitif si vous êtes un génie du premier jet mais extrêmement modique si vous tenez plutôt du repentant perpétuel : avec une même feuille, vous disposez d’un crédit de 500 copies, soit une ramette entière. Et, ce qui ne gâche rien, vous divisez par 6,5 vos émissions de CO2.

Cette belle invention (qui fera bientôt fureur dans les sphères du contre-espionnage industriel !) s’inscrit dans un sursaut écologique assez collégial aujourd’hui du côté des industries graphiques et papetières. Ainsi, Xerox vient d’emboîter le pas de Toshiba et de créer son papier auto-effaçable à sec. Celui-ci, précise Graphiline, est contrôlé par des longueurs d’ondes lumineuses. Comme quoi, chaleur ou lumière, les technologies électromagnétiques ont de beaux restes.

http://www.youtube.com/watch?v=yKBKPGdkjK0 | voir aussi « Après la reliure en mouton, le papier en crottin... » | 150 questions sur l’édition

édition

L’ISBN migre vers les 13 chiffres

06.12.06      Avis aux éditeurs, auteurs-éditeurs et maquettistes de livres : le 1er janvier 2007, en application de la norme internationale ISO 2908, l’immatriculation ISBN s’aligne sur l’EAN-13 et bascule donc en numérotation à 13 chiffres (au lieu de 10). Ce n’est pas précisément un scoop pour les lecteurs de BlogNot ! et de 150 questions sur l’édition (v. notamment « Dépôt légal et ISBN : nouvelle donne »), mais l’Afnil en est quand même à sonner le tocsin auprès des retardataires. Ainsi, depuis la mi-novembre, l’Agence francophone pour la numérotation internationale du livre leur envoie par courriel une piqûre de rappel, rappelant que l’ISBN13 devrait déjà figurer en cumul sur la page de copyright et dans les annonces de parutions. Les éditeurs tarderaient-il à se mettre au pas de treize ?

Nous constatons, écrit l’Afnil, que les programmes d’avant-parution des éditeurs pour l’année 2007 ne font pas encore systématiquement mention de l’ISBN 13. Vous devriez normalement déjà annoncer vos parutions de l’année 2007 en mentionnant systématiquement leur ISBN 13 sur les documents que vous destinez à vos distributeurs, diffuseurs, imprimeurs, et à tous vos partenaires de la chaîne de commercialisation du livre.

Par ailleurs, vous devriez déjà être en mesure d’imprimer un ISBN 13 en page de copyright et en quatrième de couverture de toutes vos nouveautés dont la date de parution est postérieure au 1er janvier 2007.

Si vous n’avez pas encore engagé les actions vous permettant de pratiquer l’ISBN 13, nous vous invitons à :

      — consulter très rapidement les modalités pratiques de cette réforme sur notre site Internet www.afnil.org.

      — alerter le service fabrication et les prestataires en informatique de votre société sur la nécessité de mettre en œuvre cette réforme de façon urgente.

Concrètement, la conversion ISBN10 / ISBN13 est triviale si vous avez sous la main votre code-barres (EAN-13). Prenons l’exemple de la séquence ISBN10 2-916082-00-X. Elle a pour EAN 9782916082004 (on retrouve ici le préfixe 978 correspondant à la France au « bookland »(1), puis la séquence ISBN10 telle quelle, sauf le dernier chiffre — code de contrôle — qui est recalculé). L’ISBN13 est alors le strict reflet de la séquence EAN mais segmenté comme suit : 978-2-916082-00-4

(1) Merci à Marie Lebert pour cet important correctif : « En fait, le prefixe 978 ne correspond pas à la France, mais il s’agit d’un préfixe pour le “Bookland” (un beau terme lu dans Wikipedia) indépendamment d’un pays donné. Quand ce sera plein, on passera à 979 (cf. guidelines 2 et 5 de www.isbn-international.org/en/revision.html) ». De son côté, l’Afnil a enrichi sa page d’accueil d’une rubrique « Modalités pratiques de conversion » et précise en effet que 978 est un « préfixe applicable au produit livre » sans localisation géographique particulière.

Les allergiques aux chiffres — et les fans de la série Le Prisonnier — se rabattront bon gré mal gré sur le convertisseur mis en place par l’agence internationale de l’ISBN : Convertisseur ISBN-13.

Accessoirement, amis graphistes, n’oubliez pas qu’il existe une désormais célèbre « méthode de bourrin » pour créer des codes-barres vectoriels à destination d’InDesign...
http://www.afnil.org | http://www.isbn-international.org/(...)/convertisseur.html | voir aussi 150 questions sur l’édition

audiovisuel

Mozinor : la saga du détournement

L’Homme qui inventa le surf, un détournement de Mozinor...

01.12.06      Ses détournements potaches de films et séries cultes (Cosmos 1999, Mission impossible, James Bond et bien d’autres) ont valu à Mozinor, coqueluche des youtubbies depuis déjà pas mal de mois, une mention spéciale(1) dans « Court-Circuit » du 29-11 sur Arte. Voilà trois ans que ce remixeur d’images produit, maltraite et post-synchronise de petites séquences bien succulentes dans l’esprit de la série « Message à caractère informatif »(2). Mais Mozinor n’est pas seulement ein gross degonneur, il publie sur son site une passionnante anthologie du détournement, internationale, éclectique et plutôt bien documentée. Les amateurs de ce genre hautement « générationnel » y retrouveront, entre autres, l’impérissable « Derrick contre Superman »(3) diffusé sur Canal+ en 1992 et considéré comme un échantillon fondateur par les vidéophages de l’époque, biberonnés aux sketchs des Nuls et aujourd’hui adulescents radieux.

(1) Le fameux détournement d’une scène de James Bond (réalisé en août) a été diffusé dans son intégralité dans le magazine. On notera qu’un autre sujet consacré à la « frénésie » YouTube avait déjà révélé ce petit bijou il y a quelques semaines dans le JT de France 3.
(2) Série signée Bruno & Nicolas et diffusée entre 1998 et 2000 dans Nulle Part Ailleurs (Canal+).
(3) Réalisation : Michel Hazanavicius et Dominique Mézerette, doublage : Evelyne Grandjean et Patrick Burge.

Petite sélection pour vous faire apprécier les talents de Mozinor (attention : humour paillard et références hip hop à tous les étages) :
      — 007
      — Bite It
      — L’Auto-stoppeur
      — La Fièvre
      — DJ Bebel
      — Mission impossible : l’architecte...

http://geronimoz.free.fr/ | voir aussi Liens Médias

BlogNot! est une émission produite par Marc Autret depuis 2004, à consommer de préférence en cuves acclimatées aux spécifications XHTML et CSS.
Pour harceler la rédaction : marcautret(at)free(point)fr