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Novembre 2006Les chameaux de George Steinmetz | iCalamus | robot introspectif | Salon de l'édition indépendante | métonymie (Jean Véronis) | effet Baader-Meinhof | «Science&Vie» vire à l'obscur | Miss Dewey | trou noir dans Omicron | Kleptones | fracture du copyright | Q2ID (Markzware) | best of Flickr | Soundbooth vs Audition | Creative Commons...
Octobre 2006Christophe Spielberger | Codes-barres vectoriels | Robin Gibb défend la Cisac | Divide & Kreate | Monsieur LeChieur | Agence des droits «à la hauteur» | France 3 Alsace brûle le docu | DADVSI | Beorcana (Carl Crossgrove) | Martin Waugh et la sculpture liquide | Mascotte | Gérard Levoyer | 150 questions sur l'édition [ebook] | «How to design a logo of letters» | Lulu au Salon des auteurs
Septembre 2006Richard Tomlinson | Yves Berger | Persée | Aléa encyclopédique | Salon des auteurs #2 | Paper cut | Dépôt légal d'Internet | Liberté pour les fontes | Histoire des phylactères | Lulu.com | Franck dit Bart et la Singette | Google News Archive | Sheep Poo Paper | Paul Irish (Aurgasm) | Dramaturgie | 3DS Max | Biographie et acrostiche | «Digitized by Google»...
Août 2006Convertisseur InDesign/XPress | Robert Johnson | L'affiche de Guignol | Opera : mailto to webmail | Peter Pan et le domaine public | FAQ édition | Bootlegs estivaux | Houellebecq vs Lagardère | Visual Dictionary | Beatles «Revolver» | Nuel réveille «Casse» | Autodesk lance Area | Dossier Imprimerie nationale...
Juillet 2006P2P crypté | DADVSI | typographie liquide | Thomas Pychon revient | Palmier sous Maya | FAQ Typo | Stella Im Hultberg | IBM vote Drupal | Sacem | DJ E-B-A | Les tomcasts de Clément | Tiptoe Toy | San Base | «Coup de boule» | YouOS | «Scratch yer Head» | écrivain mystère | XMLittré | gestion des couleurs (Arnaud Frich) | «Clearstream, l'enquête» | «La Planète sauvage»...
Juin 2006Serge July quitte Libération | Garden party éditoriale | 1 = 0,999... | Morphing d'alphabets | Charsets et encodages | Bouteille 3D (CGArena) | GoLive | Yuca la pin up | Livres hebdo | «The Corruptibles» | Rapport Hadas-Lebel (audiovisuel) | Marché de la poésie | Akira Kobayashi | La Martinière vs Google Livres | Broadcast Decency Enforcement Act | Journalisme subjectif | Frédéric Kaplan | codes-barres pour InDesign
Mai 2006Maison des artistes | Paroles éthyliques | Times New Roman | 3DS Max | «Le Secret des Mulliez» | Compte d'auteur et Internet | Le petit Joffrin illustré | Sculpture mathématique | DJ Matt Hite (BeatMixed) | Armand Cabasson | Technikart | «Claquos!» | DADVSI | PHP | David Serge | Sudtipos lance «Affair» | SSP sous Opera | Friends | Herbe virtuelle sous Photoshop...
Avril 2006Timée éditions | Ponctuerie chez Assouline | Luc Devroye au purgatoire | Salon du cinéma | Blog et journalisme | flarf, kézako? | Retouche d'image | «South Park» censuré | Drupal | Ron Mueck | CSSPlay | CeltX, un scénariciel gratuit | Mike Cupcake | XPress vs InDesign chez Milic | Christophe Spielberger | Joe La Pompe | MPAA + RIAA = MAFIAA...
Mars 2006Nouveau Magasin d’écriture | Francis Mizio, come-back? | Polices de caractères gratuites | Festiv’all | Retour de l'ebook | Calibre | Face Robot (SoftImage) | Quark corrige son logo | i2s Digibook | Salon du livre | Sicre viré de Phébus | Sites pourris | Barna Soundmachine sur Urban Landscapes | Empattement | Damn Interesting | La Revue mode d’emploi | Moteur Maxwell | Trackwerk | URL-rewriting (PhpRiot) | David Madore...
Janvier 2006Comic Sans | Google | ARTnatomy | MagicFit pour InDesign | Corinne Bailey Rae | Fontographer chez FontLab | Ajax et GoogleMaps | l'effet Varini | Fleur de lys | Folk Songs for the Five Points | Nébuloscope | L'affaire Chávez par Acrimed | Un tournevis sous Maya | Jean-Jacques Birgé | L'Éveilleur d'idées | Polémix & la voix Off | Point d'ironie | Hacking | Gallimard | Reconnaissance d'émotions par ordinateur | Typographica | P2P et DADVSI | 2BCalvi | Photoshop

28-02-06 Étouffe-chrétien publié en janvier, le rapport Lancelot sur les « problèmes de concentration dans le domaine des médias » livre quelques conclusions contre-intuitives : « le paysage médiatique français n’a pas atteint un degré de concentration alarmant » ; « le pluralisme et la diversité culturelle n’apparaissent pas directement menacés, aujourd’hui, par la concentration ».
Ceux qui voulaient passer par la catharsis l’hégémonie de Lagardère, Dassault, Bouygues... ont été déçus. Cependant, cette commission (réunie sous Raffarin) concède que l’intégration verticale a « sans doute atteint un degré excessif »... quoique « les phénomènes d’intégration verticale ne présentent pas que des inconvénients en termes de bien-être économique ». Les propositions du rapporteur sont à la hauteur de son souffle critique. Côté presse, renforcer le rôle du Conseil supérieur des messageries et instituer un observatoire du pluralisme qui ne soit surtout pas un équivalent du CSA. Il en va de la liberté des journalistes...
le rapport | la réaction du SNJ (entre autres)24-02-06 Les éditions MédiArts lancent le 29 mars un magazine mensuel consacré aux événements culturels en France et en Europe (musique, cinéma, livres, arts, spectacle vivant...). Tiré à 50 000 exemplaires et diffusé par les NMPP, Festiv’all s’installe sur un créneau que la presse culturelle grand public avait tendance jusqu’alors à reléguer dans les tiroirs d’une rubrique agenda souvent insipide et toujours bouclée à la va-vite. Animée par l’excellente Aurélia Jakmakejian (transfuge de Livres hebdo), l’équipe rédactionnelle de Festiv’all s’appuie sur un réseau de journalistes régionaux aux antennes déployées sur l’actu culturelle locale. Format et tarif annoncés : 100 pages A4 et 3,90 €. Vivement le printemps !
http://www.festivall.fr | voir aussi Liens Médias22-02-06 Le site Tout est écrit fait une intelligente promotion du spectacle de magie éponyme mis en scène par Arthur Jugnot au Splendid. Il consiste en une animation ludique invitant le jeune internaute à choisir un nombre au hasard entre 10 et 100, à retrancher de ce nombre la somme de ses chiffres puis à chercher le résultat obtenu dans une liste de mots numérotés de 1 à 99 (ballon, guitare, stylo, etc.). À l’étape suivante, l’animation affiche magiquement une illustration représentant le mot correspondant. Essayez !
Voilà une rafraîchissante mise en œuvre d’un vieux tour qu’on apprend dans les cours de récré. Comment ça marche ? Soit N un nombre compris entre 10 et 99 inclus (les auteurs ont implicitement exclu le choix du nombre 100 lui-même, mais il ne poserait pas de problème particulier). Si l’on note d le chiffre des dizaines et u le chiffre des unités de N, on a évidemment :
N = 10d + u (avec 1 ≤ d ≤ 9 et 0 ≤ u ≤ 9).
La somme des chiffres de N n’est autre que d + u, si bien que le résultat obtenu à la fin du tour est :
R = 10d + u – (d + u) = 9d
R est donc visiblement un multiple de 9, c’est-à-dire, compte tenu de la plage de variation de d, un membre de l’ensemble {9, 18, 27, 36, 45, 54, 63, 72, 81}. C’est là qu’intervient la vraie trouvaille, à savoir la constitution d’une liste de 99 concepts tels que ceux figurant aux rangs multiples de 9 partagent la même représentation visuelle (les autres sont bien sûr de simples postiches). La classe utilisée par Tout est écrit est la suivante : {pièces, argent, trésor, monnaie, sous, écus, magot, richesse, pognon}. Tous ces termes convergent vers le dessin d’un coffre au trésor qui est invariablement affiché à la fin du tour.
http://www.toutestecrit.net/20-02-06 Le « designer interactif » Moritz Stefaner a développé sous Flash une sorte de « navigateur radial », baptisé WINDS, qui présente de façon dynamique et efficace un réseau d’informations fortement connectées par des liens de type « partie de » ou « connexe à ». Particulièrement convaincante, la démo est appliquée à une base de données géographiques (extraite du CIA World Factbook) mais pourrait inspirer les infodesigners dans bien d’autres registres...
http://der-mo.net/WINDS/ | voir aussi Liens Design20-02-06 La Case de l’affreux Thom rend hommage à Lynden David Hall, une des plus belles voix groove contemporaine, mort d’un cancer il y a quelques jours, à 31 ans. L’affreux Thom diffuse deux morceaux très suaves — très « Al Green » — de l’album Other Side pressé en 2001 chez BMG. Lynden David Hall n’aura donc eu le temps de sortir que deux disques solo. Le premier, Medicine 4 My Pain (CoolTempo, 1997) est à redécouvrir absolument.
http://www.awfulthom.com/2006/02/other-side-1974-2006.html | voir aussi Liens Musique | DJ SonoTown17-02-06 Astucieuse et très créative campagne promotionnelle pour le navigateur FireFox sur le site FemFox. Les visuels glamour tranchent avec le puritanisme insipide qu’on observe habituellement dans l’univers technophile. Histoire d’en rajouter un peu, ce site inoffensif s’interdit aux mineurs tandis que les blogueurs mozilliens se montent le bourrichon. Ainsi, sur StandBlog, Tristan Nitot se serait longuement posé la question
avant de mentionner cette campagne et s’inquiète d’un retour de bâton « féministe ». Le rapprochement est tellement incongru qu’on se demande si les inhibitions ne seraient pas de l’autre côté du manche...
16-02-06 On dit que les Français sont blasés, geignards, sans ambition. Eh bien ! certains ont encore du souffle, comme le démontre un graphiste 3D (Laurent Antoine, dit Lemog) en lançant sur le Net un WIP pharaonique : la reconstitution tridimensionnelle des pavillons de l’Exposition universelle de Paris (1900). Comme il s’en explique sur le forum de WorldFairs, Lemog s’est engoué pour l’Expo 1900 lorsqu’il a découvert une photo du fameux quai des nations, avec son alignement de pavillons aux architectures aussi typiques que différentes. Cela fut réellement le coup de foudre, avec bien évidemment l’envie d’en savoir plus, et de découvrir le reste de cette exposition
. L’exhibition architecturale fut controversée en son temps (la « consécration de la bêtise » selon Yve-Alain Bois, Encyclopædia Universalis) mais elle n’en reste pas moins un sujet fascinant pour les restaurateurs graphiques.
C’est ainsi qu’une mine de documentations, photos, gravures et illustrations s’assemble à grand flot sur le site-projet, tandis que les premières modélisations (avec textures et rendus éblouissants) viennent de faire leur apparition (pavillons de la Hongrie et de la Grande Bretagne). Allez-y, c’est fabuleux !
http://lemog.fr/ | voir aussi Liens Graphisme16-02-06 La Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD) a publié — en janvier semble-t-il — un dossier de décryptage factuel et chiffré consacré à l’assourdissant projet de loi sur le droit d’auteur et les droits voisins dans la société de l’information (DADVSI). On y trouvera des données instructives — et pas forcément très populaires en milieu blogosphérique — concernant le téléchargement de films et les ambiguïtés de l’hypothétique licence globale dans le paysage audiovisuel. Bien sûr, la SACD exprime la position raisonnablement protectionniste que l’on peut attendre d’une société de gestion collective. Son président Francis Girod se dresse contre la licence globale — une « catastrophe » qui ne résoudrait « aucun des problèmes posés » — et met en avant la vidéo à la demande (VAD) comme issue radieuse.
L’argumentation est posée et la synthèse globalement enrichissante. Pourtant j’ai trébuché sur une perfidie qui m’a d’abord fait l’effet d’un cheveu sur la soupe. Puis, la soupe refroidie, l’élan de sympathie que je pouvais momentanément éprouver pour la plaidoirie de la SACD s’est, comment dire, lézardé. Voici la petite vacherie qu’on lit page 5 :
Pourquoi certaines sociétés d’artistes-interprètes soutiennent le principe de la licence globale ?
Les artistes-interprètes sont rémunérés sur la base d’un cachet, somme forfaitaire. Leur rémunération, contrairement à celle des auteurs, qui perçoivent des droits d’auteur, n’est pas proportionnelle à l’exploitation de l’œuvre.
Les droits voisins sont pour eux un intéressement supplémentaire et non l’essentiel de leur rémunération. Leurs sociétés de perception et de répartition, l’ADAMI et la SPEDIDAM, qui défendent le principe de la licence globale, ne perçoivent aucune rémunération sur les échanges entre particuliers sur les réseaux. Elles n’auraient pas prise non plus sur une offre légale VAD.
En revanche, leur principale source de revenu est la rémunération pour copie privée. Craignant une baisse de cette perception, elles cherchent à collecter de nouvelles ressources auprès des opérateurs de télécommunication. La mise en œuvre d’une licence globale leur permettrait d’augmenter considérablement leurs perceptions, puisqu’elles percevraient une retenue sur l’abonnement.
À vrai dire, je ne doute même pas que ce soit vrai, personnellement, mais l’analyse de la SACD a une valeur performative un peu particulière. En « révélant » que, pour toute motivation en faveur de la licence globale, les sociétés de gestion des droits voisins verraient seulement l’accroissement sectoriel de leurs perceptions (sans réflexion plus fondamentale sur la condition des artistes-interprètes), elle révèle en creux la bataille de chiffonniers et d’apothicaires que se livrent les sociétés de gestion collective (dont elle est la doyenne).
À ce sujet, relisez entre les lignes le rapport Guillard sur les SPRD (2002).Ainsi la SACD se tire une balle dans le pied. En quoi ses motivations seraient-elles moins prosaïques que celles de l’Adami ou de la Spedidam ? Peut-être est-elle contre la licence globale pour les mêmes raisons que ses consœurs sont pour. L’appétit corporatiste, l’insupportable appétit corporatiste, auquel je dédie cet alexandrin :
Ô ventres affamés, comme vous êtes replets !
http://www.sacd.fr/actus/positions/2005/dadvsi_sacd0106.pdf | voir aussi Communiqué commun de la filière audiovisuelle (Bloc, Snac, ARP, Procirep, Blic, SACD, SFA, USPA)13-02-06 Le magazine de la branchitude se risque dans la déniche de « nouveaux talents littéraires ». Pas pour les éditer, mais pour les inviter sur l’estrade du « Forum des auteurs » au prochain Salon du livre de Paris (17-22 mars). Objectif : permettre à ces écrivants inédits de sortir de l’ombre et de trouver un éditeur. Voilà donc en action la formule magique : pour être édité, soyez d’abord connu ! Et pourquoi pas ? L’appel à manuscrits court jusqu’au 10 mars, sachant que cinq auteurs seront retenus et guest-starisés par Technikart. Ce concours ne fixe pas de « guidelines », mais on peut supputer qu’une fiction social-réaliste un poil destroy a plus de chances de séduire la rédaction qu’un mille-feuilles narratif à la sauce proustienne. Donc, si vous inclinez à l’orfèvrerie, faites plier l’écriture du côté des tripes et des hormones. En somme, un exercice de staïl.
http://www.technikart.com/article.php3?id_article=919 | voir aussi 150 questions sur l’édition11.02.06 La Littérature appelle à la publication pirate du manuscrit inédit de Romain Gary Le Vin des morts dont l’héritier Diego Gary exclut la divulgation. Par la voix de son avocate (Le Monde d’aujourd’hui), le « mandataire » du droit moral estime que ce premier roman (écrit en 1933, à 19 ans) ne favorise pas le corpus
de l’écrivain aux deux Goncourt — qui s’est donné la mort en 1980.
Philippe Brenot, propriétaire « matériel » du sulfureux manuscrit, a publié en novembre un livre à trous (Le Manuscrit perdu, éd. L’esprit du temps) qui surfe maladroitement sur ce secret littéraire sans pouvoir en déflorer un paragraphe. Dans Romain Gary le caméléon (Denoël, 2004), Myriam Annissimov décrit l’histoire du Vin des morts comme « sanguinaire, obscène, scatologique ». Il semble, selon les confessions de Gary lui-même et selon ses biographes, que l’auteur en ait incorporé des passages dans Pseudo (Mercure de France, 1976, signé Ajar). Mais il est difficile d’en dire plus sans aiguiser les couperets judiciaires. Le droit moral, qui ne connaît pas le domaine public, a les inconvénients de ses vertus.
http://lalitterature.blogspot.com/2006/02/faut-il-publier-en-pirate-le-vin-des.html | voir aussi Forum Romain Gary11.02.06 Parisine Plus PTF, c’est le nom que porte l’édition OpenType de la célèbre police Parisine Plus créée en 1999 par Jean-François Porchez. Fusion spectaculaire du « fonctionnalisme » propre aux sans-serif et de la pure fantaisie graphique, le Parisine Plus PTF s’adjoint grâce à OpenType un jeu étendu de variantes ornementales et de ligatures saisissantes. Au total, 906 glyphes et 12 fontes réparties dans trois sous-familles (clair, normal, sombre). C’est frais, c’est pro, c’est bô !
http://www.typofonderie.com/alphabets/view/ParisinePlusPTF/ | voir aussi Typo & Tapuscrit10.02.06 Le lobby mozillien voudrait nous le faire oublier, mais Opera a été et reste un des pionniers de la navigation ergonomique. Dans un court historique, Non-Troppo revient sur quelques fonctionnalités majeures introduites par ce logiciel et repompées ensuite par les autres. Exemples : le mode multi-onglets dès 1994 (version 1), le zoomage/dézoomage en direct et les sessions utilisateur dès 1996 (version 2), la couche de styles utilisateur pour remodeler les pages dès 1998 (version 3), la suppression en un clic de toutes les données privées (cache, historique, cookies...) dès 2000 (version 4), l’anti-popups, les zones de recherche directement intégrées à l’interface (Google, etc.) et les fabuleux « raccourcis-souris » la même année (version 5), la « navigation spatiale » (Maj + flèches) dans la structure d’une page dès 2003 (version 7) ; la navigation commandée par la voix et la couche Javascript utilisateur permettant de supplanter les comportements programmés d’un site dès 2005 (version 8). Enfin, le support intégré du protocole BitTorrent à partir d’Opera 8.02 TP.
Alors ? Firefox est sans conteste un outil merveilleux, mais Opera ne démérite pas. Pourquoi n’a-t-il pas autant de prédicateurs ? Entre autres, pour avoir hébergé trop longtemps un affreux bandeau publicitaire avant sa mutation en « vrai » gratuiciel.
http://nontroppo.org/wiki/OperaInnovations/ | http://www.opera.com09.02.06 Marketing Alternatif nous signale ce matin un visuel de l’agence berlinoise Scholz & Friends pour une crème anti-hémorroïde. La créativité se réfugie parfois dans un trou de balle.
http://www.marketing-alternatif.com/index.php?p=44708.02.06 Dans un communiqué du 3 février, l’Association des Audionautes (ADA) est heureuse d’annoncer la décision de relaxe d’un de ses membres qui a été prononcée par le Tribunal de Grande Instance de Paris le 8 décembre 2005. Pour la première fois, les faits reprochés concernaient le téléchargement de fichiers sur Internet, mais aussi leur mise à disposition via le logiciel Kazaa [...]
. L’affaire — dont l’ADA publie le jugement (PDF) — opposait la Société civile des producteurs phonographiques (SCPP) à un internaute, poursuivi pour reproduction ou diffusion non autorisée de programme, vidéogramme ou phonogramme, recel de bien provenant d’un délit puni d’une peine n’excédant pas 5 ans d’emprisonnement
.
En l’occurrence, il a été constaté que le prévenu avait téléchargé, via Kazaa, 1663 fichiers musicaux dont 1212 gérés par la SCPP. Dans ses attendus, le tribunal s’appuie sur l’exception de copie privée (articles L.122–5 et L.211–3 du CPI, 2o) qui autorise la reproduction d’une œuvre dans le cadre d’un usage privé (en clair, la fixation d’un fichier MP3 sur votre disque dur).
Notez que le jugement fait seulement référence à l’art. L.211–3, homologue de l’art. L.122–5 pour les droits voisins (que représente la SCPP). On peut supposer que le tribunal aurait articulé sa démonstration sur l’art. L.122–5 si la procédure avait été initiée par la Sacem.
Mais l’analyse du peer-to-peer ne peut s’en tenir là. Le problème habituellement soulevé par les associations et syndicats d’ayants droit n’est pas tant la reproduction privée que la mise à disposition du public qui, jusqu’à un certain point (v. infra), est consubstantielle du partage de fichiers. La théorie « médiane » consisterait à poser ceci : l’usage d’un réseau P2P en download relève de la reproduction privée, mais le fait de laisser le fichier ainsi récolté accessible à l’upload relève de la représentation (diffusion au public). Concernant cette mise à disposition, il me paraît vain d’invoquer l’article L.211–3 du CPI puisqu’il n’autorise que les représentations privées et gratuites effectuées exclusivement dans un cercle de famille
(1o). L’interprétation « familiale » du concept de réseau P2P semble quelque peu artificieuse, et tel est bien le nœud du débat.
On peut se réjouir que la « criminalisation » du P2P soit en recul, mais il est difficile de suivre l’ADA quand elle écrit : Conformément à l’argumentation défendue par l’ADA depuis plus d’un an et demi, le Tribunal de Grande Instance de Paris reconnaît désormais que la mise à disposition sur les réseaux peer-to-peer peut être qualifiée de copie privée selon les termes de l’article L.122–5 [en fait, L.211–3, ndlr] du Code de la propriété intellectuelle.
C’est faux, le jugement du 8/12 ne « reconnaît » pas cette thèse. Il reconnaît :
— d’une part, que le prévenu bénéficie de l’exception de copie privée concernant les fichiers téléchargés sur son disque ;
— d’autre part, concernant la mise à disposition de ces fichiers, que le prévenu bénéficie de la... présomption d’innocence.
Voici en effet l’argumentation sur ce point :
Attendu qu’en procédant au téléchargement de fichiers musicaux, le prévenu a seulement placé une copie des œuvres dans des répertoires partagés accessibles à d’autres utilisateurs ; qu’il ne disposait d’aucune information pour éviter l’usage d’œuvres dont la diffusion n’était pas licite ; qu’en particulier le logiciel Kazaa ne permet pas de distinguer les fichiers d’œuvres selon leur catégorie juridique ; que l’absence de vérification préalable, sur les bases de données des auteurs ou éditeurs, de la possibilité de disposer librement d’une œuvre ne saurait caractériser une intention coupable ;
Cet attendu ne fait pas d’amalgame entre copie privée et mise à disposition. Il s’appuie seulement sur l’absence de présomption de mauvaise foi et sur le manque d’information de l’internaute. Et cela ne peut qu’intriguer : comment peut-on soutenir aujourd’hui qu’un internaute ignore a priori qu’un morceau téléchargé est probablement protégé au titre du droit d’auteur ou des droits voisins ? Par surcroît, il ne serait pas inutile de rappeler aux juges que les logiciels de P2P n’imposent pas à l’utilisateur de conserver les fichiers téléchargés dans un dossier partagé... Même si cela met en péril la logique du réseau d’échange, la copie privée et la diffusion au public sont deux faits techniquement séparables, du moins une fois que le téléchargement est effectué.
http://www.audionautes.net | voir aussi 150 questions sur l’édition07.02.06 M’est avis que Microsoft concourt dorénavant au championnat international de l’arrière-garde informatique... En voici la preuve en images sur MSDN Channel9 avec ce qu’on décrit déjà outre Atlantique comme the killer feature of MS Office 12, accrochez-vous bien aux accoudoirs : la conversion d’un document Word en PDF !
Et très bientôt : ouvrez des Jpeg dans PaintBrush grâce au patch 2007 de Windows 3.1... On rigole mais la vidéo est sympa, nonobstant.
http://channel9.msdn.com/Showpost.aspx?postid=15923106.02.06 Les polices de caractères sont des objets souverainement mystérieux. Le vulgaire ignore par exemple un fait capital : ce sont des logiciels à part entière. Tal Leming, un typographe américain hésitant entre le titre de « graphic designer » et de « computer programmer », a accompli un véritable tour de force : implanter au sein d’une police OpenType un algorithme de substitution (quasi) aléatoire des glyphes ! Le format OpenType n’étant pas conçu pour de pareils bricolages, il a fallu s’infiltrer, pour la détourner, dans la machinerie qui gère habituellement le remplacement contextuel des caractères (ligatures, variantes ornementales, etc.). L’article « OpenType Randomization » présente (trop) sommairement la prouesse de Tal Leming et quelques échantillons de composition non déterministe. Gadget futile ? Peut-être... Moi j’y verrais volontiers les prémices d’une révolution copernicienne plaçant le code, le process, au cœur de la typographie.
http://www.talleming.com | voir aussi Typo & Tapuscrit04.02.06 ...Aux fabricants de « scanners automates » — parbleu ! — dont la société i2S serait devenue la figure de proue française. Dans une interview accordée à Graphiline, le pdg d’i2s Alain Ricros donne quelques éclairages sur les dernières technologies de numérisation intelligente à grande vitesse. Imaginez plutôt : des scanners-robots qui capturent jusqu’à 3000 pages par heure (une dizaine de livres), certains en lumière ambiante afin de préserver les documents fragiles. Comme il se décarcasse, Ricros annonce dans la foulée des solutions avec OCR embarqué (vous savez, la reconnaissance optique de caractères), promettant ainsi une conversion directe des ouvrages en texte pur.

Avec des chantiers tels que GooglePrint, Gallica ou Quaero en tâche de fond, on comprend que le marché de la numérisation des livres connaisse depuis 2005 une flambée éruptive. Et on ne serait pas étonnés que les services aux particuliers se mettent à crépiter à leur tour, sur le mode : Faites le vide dans votre bibliothèque, convertissez tous vos livres en PDF (avant de les refourguer à Gibert) !
Disparition du livre imprimé à moyen terme ? Laissons aux oracles la responsabilité du pronostic ! En attendant, la seule société i2s ne compte pas moins de 300 sites de numérisation, installés aux quatre coins du globe.
02.02.06 L’Association d’Écrivains pour la Diffusion et la Distribution du Livre de Théâtre (AÉDD-Théâtre) vient de mettre en ligne, sous le titre Scène Première, une base de données répertoriant plus de 700 volumes consacrés au théâtre et au spectacle vivant francophone. Textes à jouer, mais aussi essais, guides, encyclopédies... explorant les arts de la scène sous toutes leurs coutures. Un système de recherche assez sophistiqué (voir par exemple les critères thématiques) permet d’extraire les références les plus proches de vos intérêts.
http://www.scenepremiere.com | voir aussi Liens Culture01.02.06 Sur le Net, l’enjeu primordial est d’assurer la survie de son moi virtuel. Blogueurs, buzzeurs, forumistes, visiteurs, s’affrontent dans un duel sans fin qui, sous la forme du débat ou de la conversation, éprouve leur capacité à s’agréger à l’événement. Un succulent et trop court papier de Lore Sjöberg (Wired), répond à cette motivation fondamentale de l’internaute interactif : comment poster un commentaire sur n’importe quel sujet quand on n’a rien à en dire ? À moins de posséder d’exceptionnelles dispositions tribunales et une répartie fulgurante, solliciter son intelligence représente un coût intolérable dans les guerres-éclair de la communication numérique : « While you’re wasting time considering context and relevant factors, lesser minds are beating you to the Submit button. » L’article de Sjöberg apporte quelques expédients aux gladiateurs dépourvus.
http://www.wired.com/news/columns/0,70124-0.html | voir aussi Sémiologie