Pas de blabla : Télécharger le script / Download the script(MàJ du 19.05.08) Limitation découverte par Nicolas P. : HurryCover ne peut créer une couverture dont la largeur fermée dépasse 352,778 mm (1000 pt). Bug critique dû à une défaillance de la couche Javascript. Explication détaillée et technique de contournement ici : news mai 2008. (Merci Nicolas.)
(MàJ du 28.06.07) HurryCover version 1.1 est téléchargeable et désormais compatible avec InDesign CS, CS2 et CS3 : mise à jour.
Confronté à la question du montage d’une couverture complète, chaque maquettiste a son truc à lui. On veut bien croire que les gourous du langage postscript (tels Don Lancaster) parviennent à injecter leur protocole d’assemblage directement dans Adobe Distiller, ou qu’ils actionnent les obscurs engrenages de PStill (1) pour programmer le montage de plusieurs fichiers PDF ou EPS sur une seule page, mais ne nous voilons pas la face : une écrasante majorité de maquettistes s’en tient au système D et à la répétition de procédures adoptées intuitivement, si laborieuses soient-elles.
(1) PStill est une sorte de Distiller amélioré, et programmable : « In a process called N-Up processing, it can “place” and/or rescale pages in the output so the result are e.g. 2 job pages on 1 output page, 4 job pages on 1 output page or any other combinations (assembly is fully scriptable) — to save space or to create booklets. »J’ai constaté que nombre de maquettistes assemblent les trois volets d’une couverture de façon incroyablement rustique : ils sortent un fichier graphique (EPS, TIF, PSD...) de chacune des faces (créées séparément) et assemblent ensuite ces trois « images » avec InDesign, XPress, Illustrator... quand ce n’est pas Photoshop ! La maquette finale est donc une sorte de méta-maquette, évidemment moins flexible qu’un document source unique.
D’autres, plus soigneux et surtout plus prévoyants, forgent la maquette finale exclusivement sous InDesign aux dimensions de la couverture ouverte et montent par conséquent les composants dans un document unique. Cela leur permet de centraliser le travail, de limiter les risques d’embardées colorimétriques et de fabriquer d’une pièce le PDF imprimeur avec les cotes et les repères voulus :

Jean-Christophe Courte, athlète chevronné de la maquette de couv, préconise lui aussi cette approche. Il me confie avoir démarré, jadis, avec Illustrator, avant de parfaire son protocole complet dans InDesign : Au tout départ, l’ordre de mise en fabrication (OMF) m’indique le format, par exemple 170 × 240 mm. Je présente mes diverses propositions de première de couv [la « une » en langage presse, ndlr]. Une fois une proposition retenue, amendée, je change mon format dans InDesign : de 170 × 240, je passe à deux fois 170 + épaisseur de dos (en fonction de la collection et des indications de l’éditeur). Par exemple, 340 + épaisseur de dos provisoire de 10 mm, soit 350 mm. Du coup, la première de couv ripe de 180 mm sur la droite... J’ajoute deux filets en fond perdu à 170 et 180 mm... Il ne me reste plus qu’à monter ma C4 [quatrième de couverture, ndlr] et mon dos bibliothèque en continuité. Je traite toute mes couvs comme un seul plat (c’est plus simple pour assurer une continuité graphique). À la fin, la fab me donne la valeur du dos définitif, par exemple 20 mm... Je change à nouveau mon format sous InDesign, j’ajuste le dos à 20 et je fais riper à –5 mm la C4 et à +5 mm la C1.
On ne peut que recommander cette procédure, surtout lorsque la couverture complète comporte beaucoup de blocs-textes et un riche appareil typographique (on se demande bien, d’ailleurs, quels avantages Illustrator pourrait apporter ici).
Reste que — on le voit à la lueur de ces explications méthodologiques — notre logiciel de mise en page ne devient logiciel de mise en couv qu’au prix de manipulations contraignantes et répétitives. Ainsi, il lui est impossible d’insinuer la tranche supplémentaire (le dos) entre deux pages en vis-à-vis. On peut bien sûr exploiter les îlots de pages pour monter des dépliants, mais toutes les pages doivent alors présenter des dimensions égales(2). Au reste, le concept de format se situe au niveau du document lui-même (Fichier / Format de document) et chaque page hérite d’office de ce calibrage. C’est pourquoi il est indispensable de monter la couverture complète sur une page unique et de se charger manuellement des repérages et positionnements résumés ci-dessus par Jean-Christophe Courte.
(2) Le plug-in PageControl de DTP Tools semble abolir cette limitation, offrant par conséquent une solution pour traiter en îlot les trois volets d’une couverture (la page centrale réduite alors au dos du livre).Ainsi, la seule véritable difficulté lors de la création d’une couverture avec InDesign, c’est le dos du livre. Difficulté très facilement surmontable dans l’absolu : il suffit de dimensionner un document à page unique sur la largeur totale de la couverture (deux fois la largeur du livre fermé + épaisseur du dos), puis de créer des repères adéquats pour figurer la bande médiane. On dispose alors d’une page sur mesure, décomposée en trois volets virtuels figurant chaque face de la couverture complète (v. fig. 2).

Mais surgit alors le « problème de l’épaisseur inconnue » ! En général, le maquettiste connaît à l’avance le format du livre fermé mais ignore jusqu’à la dernière minute l’épaisseur exacte du livre, que l’éditeur ou l’imprimeur lui communiquera une fois la pagination déterminée, le papier et le grammage choisis. Pas grave, pensez-vous, il suffira de redimensionner l’ensemble du document... puis d’ajuster les repères, de recentrer les éléments, de revérifier les cotes. Pendant que vous y êtes, n’oubliez pas de repositionner les repères de dos aimablement aménagés aux bons soins de l’imprimeur(2).
(2) Je rappelle qu’InDesign crée lui-même, à votre demande, les traits de coupe et autres marques de montage dans la zone de fond perdu ou au-delà (ligne-bloc), mais cela ne concerne que le périmètre global du document. Vous devrez donc baliser vous-même le dos de la couverture... à moins que vous utilisiez HurryCover !Ce sont ces fastidieuses étapes que le script HurryCover va prendre à sa charge. Je le recommande vigoureusement aux graphistes chargés de concevoir des gabarits de collection. Une collection est souvent assise sur un modèle de page comprenant un habillage fixe, des blocs prédéfinis régissant le titrage, des polices et styles déterminés, des blocs graphiques immuables (logo, code-barres, notice de la collection). D’un titre à l’autre, ce qui varie se résume essentiellement à trois choses : le texte (titre, nom de l’auteur, prière d’insérer, ISBN, prix, etc.), l’illustration (visuel de couverture, photo de l’auteur, etc.) et... l’épaisseur du livre !
HurryCover donne à InDesign un supplément de lucidité permettant de gérer naturellement la physionomie triptyque d’une couverture. Pour cela, le script introduit un protocole simple et décisif réglementant le suivi de votre maquette tout au long de son existence. La condition fondamentale est de travailler sur un document à page unique, sans vis-à-vis, dont les marges gauches et droites sont égales et représentent respectivement la quatrième et la première de couverture(3).
(3) Cette métrique quelque peu inédite garantit la compatibilité de votre document avec HurryCover : le programme « connaît » ainsi la largeur théorique du livre fermé, en déduit l’épaisseur courante et peut identifier séparément les éléments de chaque face. C’est ainsi qu’il parviendra à les repositionner correctement lorsque vous lui demanderez de réajuster l’épaisseur.Si votre document de travail respecte ces principes, il est d’ores et déjà HurryCover-compatible ! Mais le plus simple est d’utiliser le script lui-même pour créer une nouvelle couverture conforme. Lorsque vous l’exécutez sans document ouvert dans InDesign, le module de création est automatiquement invoqué :

Dans l’interface dialoguée, saisissez les mesures de votre couverture : format fermé et épaisseur provisoire. Le programme se chargera de calculer la largeur totale du document à créer. Précisez aussi le fond perdu et la marge extérieure (« ligne-bloc »). Les autres options vous invitent à ajouter illico des repères de travail (« repères » au sens InDesign) et des repères d’imprimerie(4) pour baliser la zone dorsale ; ils sont éventuellement isolés sur un calque dédié et/ou portés sur une page-type plutôt que sur la page active. Tous ces repères seront actualisés ultérieurement si vous modifiez l’épaisseur en relançant HurryCover.
(4) Notez que les repères d’imprimerie produits par HurryCover sont des traits de 0,25pt (à l’instar des repères de montage par défaut) et portent la nuance spéciale [Repérage] — comptabilisée sur toutes les plaques dans les PDF distillés en CMJN.Après validation, vous disposez d’un nouveau document ainsi délimité :

Lors des étapes suivantes, HurryCover se montrera suffisamment robuste pour gérer des projets complexes, même articulés sur plusieurs calques, assis sur des pages-types emboîtées et comportant des éléments ou repères verrouillés... Donc, ne vous privez pas d’appliquer les sains principes de modularité qui rendront votre création plus flexible (et plus confortable). Typiquement, un bon gabarit de couverture répartit les strates graphiques sur des calques distincts. Pour ma part, j’utilise d’abord un calque de guidage, verrouillé, qui ne contient rien d’autre que mes repères de construction (et les marques dorsales dessinées par HurryCover). J’ai ensuite un calque pour les images et graphismes, un autre pour les textes.
Afin d’éviter le surpeuplement de blocs et donc les manipulations erratiques, les éléments fixes de la maquette, qu’il s’agisse du décor général ou de la signalétique de la collection, peuvent être placés sur une page-type, ou verrouillés. Ainsi, je travaille chaque élément sur sa page et son calque attitrés.

La figure 5a illustre cette distribution au niveau de la page-type A, laquelle regroupe les éléments considérés comme invariants d’un titre à l’autre, c’est-à-dire l’habillage de la collection.

La figure 5b montre à présent ce qui se passe sur la page active, la seule qu’il faudra actualiser lorsque l’éditeur de la collection nous demandera de réaliser le titre suivant. Dans cette mise en page très « seventies » et outrageusement simplificatrice, seuls les textes seront modifiés (titre, surtitre, présentation du livre). La stratification que nous avons opérée permet ici de verrouiller tous les calques non textuels et de travailler uniquement sur la page active sans risquer de sélectionner ou de déplacer d’autres composants.
En pratique, il est utile d’ajouter un calque signalétique recevant les blocs ISBN, code-barres(5) et prix du livre (portés comme de juste sur la quatrième de couverture, c’est-à-dire le volet de gauche).
(5) Concernant l’ISBN13, v. « L’ISBN migre vers les 13 chiffres ». Concernant la production d’un code-barres pour InDesign, v. ma « méthode de bourrin ».Réduit à sa plus simple définition, HurryCover n’est qu’un simple assistant au redimensionnement d’un document ! Malgré ses 1500 lignes de code, le script ne se contente à première vue que de « customiser » la fonctionnalité Fichier / Format de document conférant à l’utilisateur d’InDesign le pouvoir de reformater son document de travail. Je dirais même pire : HurryCover ne permet pas de modifier la hauteur du document et n’impacte sa largeur que de façon indirecte ! Son seul talent est de savoir que la page active correspond à une couverture au sens triptyque du terme, et de vous offrir un outil ad hoc pour régler son épaisseur (la tranche du milieu).
Il pourrait sembler totalement démesuré d’utiliser un tel programme pour, en gros, faire une ou deux additions préalables au redimensionnement d’un document en largeur. Pour comprendre sa « valeur ajoutée », considérons le bâti de couverture élaboré plus haut et voyons ce qui se passerait sans HurryCover. Le livre fermé est au format 140×220 mm avec une épaisseur provisoire de 20 mm. Le module de création du script (v. fig. 3, supra) a donc généré un document au format réel de 300×220 mm.
Supposons maintenant que le chef de fab vous indique une épaisseur définitive de 35 mm au lieu de 20 mm. Qu’à cela ne tienne, il suffit d’appeler Fichier / Format de document et d’augmenter la largeur de +15 (soit 315 mm). Voici le résultat probablement obtenu si la modification de mise en page automatique est désactivée :

Aux antipodes, lorsque la modification de mise en page est activée (Page / Modifier la mise en page), InDesign fait souvent une interpolation excellente, et même un réajustement impeccable si des repères bien pensés guident son travail. Mais cette fonctionnalité réserve aussi de mauvaises surprises quand la page est ultra-complexe, et puis elle suppose une connaissance magistrale des paramètres qui la régissent (magnétisme, redimensionnement des graphiques et des groupes, déplacement des repères, alignement, verrouillage...). C’est peut-être beaucoup investir pour doter un ouvrage de quelque épaisseur.
Voyons maintenant la transformation opérée sur le même document par HurryCover si vous lui demandez de monter le dos du livre à 35 mm :

Compte tenu du nivelage du document (calques, page-type), il eût été fort désolant de procéder manuellement au repositionnement de tous les composants, ici automatisé et beaucoup plus conforme aux objectifs du maquettiste.
À l’égal des instruments de modification de mise en page automatique internes à InDesign, HurryCover rationnalise le réagencement de la page, tout en apportant un lot de garanties supplémentaires :
a) Il écarte (ou rapproche) la une et la quatrième par simple translation, sans jamais toucher à la dimension propre des composants. Vous êtes donc assuré que votre couverture n’est pas intrinsèquement modifiée : le livre fermé conserve exactement le même format, et sa couverture les mêmes éléments aux mêmes endroits.
b) Il réajuste les repères du dos (y compris les repères d’imprimerie) mais maintient les objets en l’état, vous laissant le libre choix des éléments que vous souhaiterez élargir ou resserrer. Par exemple, vous ajusterez l’aplat de fond mais pas le corps du titrage ni un éventuel logo à taille fixe apposé sur la tranche(6).
(6) On aurait pu concevoir le script dans une logique plus interventionniste. L’expérience montre, toutefois, que les retouches à opérer après un changement d’épaisseur sont minimes : le plus souvent il s’agit de faire recoller un bloc d’aplat avec les bords du dos (manipulation immédiate grâce aux repères repositionnés par HurryCover), tandis que les blocs de surface demeurent en l’état ou ne sont que légèrement ajustés, de visu, par le maquettiste. Il m’a semblé franchement disproportionné de chercher à automatiser ces quelques manœuvres, qui eussent introduit dans l’interface tout un cortège d’options.c) Il vous évite de recalculer sans cesse la largeur réelle du document : vous communiquez à HurryCover l’épaisseur du livre, il s’occupe du reste.
d) Il gère les composants à déplacer selon leur contexte (calque, page-type, verrouillage...). Vous pouvez ainsi décréter qu’une grande image de fond largement surdimensionnée ne doit pas bouger quelle que soit l’épaisseur du livre. Vous pouvez par ailleurs lui indiquer le comportement individuel des composants positionnés sur le dos, selon qu’ils sont centrés sur l’axe ou légèrement décentrés (v. options ci-dessous).
e) Il est insensible à la position de l’origine et aux options de mise en page automatique (!), ce qui préserve votre maquette contre des dérapages incontrôlés induits par les préférences de l’utilisateur.
f) Enfin, HurryCover mémorise pour chaque document le jeu de paramètres personnalisés que vous avez appliqué (v. ci-dessous).
La figure 7 expose l’interface de HurryCover en mode gestion de couverture (capture d’écran sous Windows, pour changer). Cette interface apparaît lorsqu’un document est actif et HC-compatible.

Si aucun document n’est actif, le programme vous propose de créer une couverture (v. plus haut, module de création). Ce sera aussi le cas, après un message d’alerte, si le document actif semble non conforme, pour l’une des trois raisons suivantes : différence entre marge gauche et marge droite, utilisation de pages en vis-à-vis, page active appartenant à un îlot (portée multi-pages). Si votre document comporte plusieurs pages simples, un message d’intimidation vous est présenté mais l’exécution peut se poursuivre. Simplement, sachez que la version actuelle de HurryCover n’est pas conçue pour officier pleinement dans un contexte multi-pages. Il est donc recommandé de traiter chaque couverture dans un document séparé.
La zone « Format actuel » indique les dimensions courantes de la couverture. La largeur est décomposée en volet gauche + dos + volet droit, avec le total pour information. La hauteur est aussi précisée. Ainsi, vous pouvez exécuter HurryCover à tout moment pour vérifier les cotes de la couverture — cela vous épargne de refaire les calculs à partir de la largeur globale.
Le premier panneau de contrôle comporte le champ de saisie de la nouvelle épaisseur, en millimètres par défaut mais vous avez tout loisir d’indiquer une autre unité. Retenez au passage que l’épaisseur minimum est de 5 mm.
Créer des repères d’imprimerie (option cochée par défaut) demande au programme de signaliser les tranches du dos par des traits fins (0,25 pts, nuance [Repérage]) dans la zone de fond perdu(7). Même si vous ne modifiez pas l’épaisseur, vous pouvez cocher ou décocher cette option afin d’appliquer ou de supprimer ces marques à volonté. Lorsque l’épaisseur change, les anciennes marques sont supprimées.
Créer des repères de mise en page (option décochée par défaut) demande au programme de ménager des repères verticaux correspondant aux tranches du dos (ceux-là coïncident avec les marges) et à l’axe de la page(7). Même si vous ne modifiez pas l’épaisseur, vous pouvez cocher ou décocher cette option afin d’appliquer ou de supprimer ces trois repères à volonté. Lorsque l’épaisseur change, les anciens repères sont supprimés.
(7) Lors de leur création, les repères (d’imprimerie et/ou de mise en page) sont inscrits sur le calque actif. Lors d’un repositionnement, ils restent sur leur calque de rattachement.Conserver l’origine au milieu (option cochée par défaut) indique au programme qu’il peut placer et laisser l’origine de la règle au centre du document. C’est généralement le plus commode mais l’utilisateur peut en décider autrement. En décochant cette case, vous retrouverez l’origine où vous l’aviez laissée avant l’appel à HurryCover (lui, en interne, cale l’origine au milieu de la page).
Le second panneau de contrôle présente des options déterminant le « rayon d’action » du script en fonction de la position ou de l’état des composants de mise en page. Par défaut, HurryCover examine tous les objets de la page, qu’ils soient sur un calque ou sur un autre, ancrés sur la page active ou hérités d’une page-type, verrouillés ou non. Il est plutôt rare de devoir modifier ces options :
Calques cibles (« Tous » par défaut) : cette liste de choix n’apparaît que dans les documents multi-calques. On peut alors limiter la portée de HurryCover au calque actif. Lorsqu’un ou plusieurs calques sont verrouillés, on peut aussi limiter l’action du script aux calques non verrouillés (« Tous sauf verrouillés »). Cette option sert par exemple à prémunir contre tout réagencement les calques « boîtes à outils » où l’utilisateur stocke des objets temporaires dont il veut absolument conserver la disposition. Remarquez qu’on ne distingue pas ici entre calques visibles et invisibles : HurryCover s’attaque à tous les calques inscrits dans son champ d’application, même ceux que vous ne verriez pas au moment de l’appel !
Agir sur les composants verrouillés (option cochée par défaut) : en décochant cette case (dans des cas sans doute exceptionnels !), vous empêchez HurryCover de déplacer les blocs ou autres composants verrouillés localement.
Agir sur les repères verrouillés (option cochée par défaut) : même option que la précédente, concernant les repères de mise en page.
Agir (récursivement) sur la page-type (option cochée par défaut lorsqu’elle est affichée) : si une page-type non-vide, ou même une hiérarchie de pages-types, est appliquée à la page active, HurryCover considère naturellement que les objets parents sont concernés par son intervention au même titre que les objets enfants. Il va donc traiter les uns et les autres de façon homogène en « remontant » vers la racine... sauf si vous décochez cette option ! Dans ce dernier cas, seuls les éléments de la page active seront visés, la page-type restant alors inerte.
Objets fixes (par défaut : « Centrés sur l’axe du dos ») : vous indiquez ici à HurryCover comment il doit traiter les composants (blocs-textes, images, filets, aplats, groupes, repères...) se situant au voisinage du dos de couverture. L’idée directrice est de ne pas déplacer les objets dorsaux, mais il y a plusieurs façons d’identifier un objet comme « dorsal ». Le critère le plus simple et le plus restrictif consiste à n’immobiliser que les objets centrés sur l’axe du dos (choix par défaut). Une autre approche est de considérer comme fixes tous les objets entièrement inscrits entre les deux bords délimitant le dos. C’est souvent l’option à favoriser lorsque le dos contient plusieurs blocs-textes verticaux éparpillés et excentrés (titre, sous-titre, auteur). On pourrait ici revenir à la solution précédente en groupant tous ces blocs et en centrant le groupe obtenu. Enfin, dernière option, la plus libérale : fixer tous les objets dont le centre est inscrit entre les bords du dos (objets centrés entre les bords). À manipuler avec précaution, ce choix permet d’ancrer un plus grand nombre d’objets à la bande dorsale, même décentrés et/ou débordants de la zone.
Les trois figures suivantes illustrent ces diverses situations :



HurryCover vous est offert actuellement en version 1.1. Vous pouvez le tester dans InDesign CS, CS2 et CS3, Mac ou PC. Le script commute automatiquement les messages d’interface en anglais si la langue locale du logiciel n’est pas le français.
Comme expliqué plus haut, l’appel du script permet selon le contexte de créer une couverture (pas de document actif) ou de gérer le document courant s’il est « conforme ». Si vous désirez traiter avec HurryCover d’anciennes couvertures bâties en trois volets enregistrés sur des fichiers distincts, le plus simple est de redémarrer avec une couverture vierge générée par le script et de coller les volets à leur place (après groupage éventuel des composants). Ensuite, vous pourrez ajuster l’épaisseur du dos via l’interface du programme.
Les instructions d’installation sont données en entête dans le script lui-même, HurryCover.js, inclus dans ce fichier zip téléchargeable.
Ce programme est bien sûr en libre usage, mais n’oubliez pas d’indiquer la source et l’auteur si vous le mentionnez ou le réexploitez. Merci de signaler tout bug éventuel à l’adresse du rédacteur en chef.
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