
Contrat à 2 vitessesEst-il normal qu'un éditeur diminue contractuellement votre pourcentage de droits d'auteur lorsque vous ne souscrivez pas onéreusement à son «pack de services Web»?...
Edilivre / Éditeur indépendant«La société Edilivre propose un contrat sans frais de publication (car il n'y a pas de stock), mais je n'ai pas l'impression que ce soit du vrai compte d'éditeur pour autant... Pourriez-vous me renseigner à son sujet?...»
DRM (e-book)«Pourquoi la version e-book de “150 questions sur l'édition” est-elle soumise à des mesures techniques de protection?...»
Thélès«Avant d'envoyer un manuscrit aux éditions Thélès, j'aimerais avoir votre avis sur le sérieux de cette maison...»
C/A panachéDevant l'afflux de questions portant sur la société Bénévent, prenons notre souffle et faisons le point complet sur le compte d'auteur panaché dit «participatif»...
In Octavo«In Octavo vient de me contacter pour me faire part des critiques favorables de leur comité de lecture, mais je doute de la transparence de la démarche...»
Fleur de lysQue faut-il penser de la Fondation littéraire Fleur de lys (Manuscrit Dépôt) dirigée par Serge-André Guay?...
Sélectivité (C/A)Les «gros» éditeurs à compte d'auteur peuvent-ils être sélectifs et honnêtes?...
Mise en page (C/A)«Mon éditeur à compte d'auteur ne veut pas suivre mes instructions de mise en page...»
Listing (C/A)Où trouver un listing des éditeurs à compte d'auteur?...Bénévent est en effet connu « de nos services » (voir notamment « Six tomates pour Epok » et « Compte d’auteur et Internet : “La Littérature” tombe des nues ? ») comme un éditeur à compte d’auteur abusif (cf. 150 questions sur l’édition #105 et suivantes). Il propose, selon Audace, un contrat à participation de type « panaché ». Roger Gaillard précise que le prestataire surfacture la maquette, imprime à minima et mise sur le rachat d’exemplaires par l’auteur sur la partie du tirage qui ne sera certainement pas écoulée. Le tarif que vous m’indiquez correspondait en 2004 à un 128 pages. Bénévent est coté 3 tomates dans Audace, c’est donc un éditeur à C/A fortement déconseillé.
Et vous êtes hélas la preuve vivante — je réalise maintenant avec stupeur que je suis peut-être “à compte d’auteur” sans le savoir
— que sa publicité est efficace et son discours trompeur. À l’époque d’Ecrire&Editer, il était plus facile d’en être avisé. Aujourd’hui, de nombreux magazines culturels (dont Epok) passent les annonces de Bénévent ...et la caravane passe.
Est-ce grave ?
Eh bien... Si vous espériez un contrat d’édition et une diffusion de l’ouvrage conformes aux usages, c’est raté. Sur le plan économique, retenez bien que la ristourne « dégressive » de 25 à 20 % ne constitue pas des droits d’auteur : le contrat pratiqué est un louage d’ouvrage, des « droits d’auteur » seraient la contrepartie d’une cession. Vous payez donc 2810 € + 80 % du produit des ventes pour cette prestation.
Ce n’est que modérément grave en termes strictement juridiques, puisque le contrat organise littéralement une CONCESSION de droits (a contrario d’une cession), ce qui vous laisse en principe la liberté de résilier le contrat de prestation sans condition s’il ne vous convient pas, et de publier ailleurs sur d’autres bases. Compte tenu de votre désillusion, c’est tout ce que je vous souhaite.
Sujets connexes :
— « Un listing d’éditeurs à compte d’auteur ? » ;
— « Les ficelles du compte d’auteur panaché ».