• Voir aussi dans le guide...
  • Cf. question #2
  • Cf. question #7
  • Cf. question #8
  • Cf. question #9
  • Cf. question #30
  • Cf. question #34
  • Cf. question #35
150 questions sur l’édition | Version e-book | Foire aux questions (sommaire)

L’œuvre de Stéphane Mallarmé (Paris 1842 ~ Valvins 1898) est du domaine public(1), il n’y a donc aucune autorisation particulière à obtenir pour la reproduire en tout ou en partie, sous réserve de respecter le droit moral qui est, lui, inaliénable et imprescriptible(2). Respecter le droit moral signifie en particulier respecter la paternité (mention de l’auteur) et l’intégrité de l’œuvre (reproduction fidèle). En toute rigueur, je dirais même qu’il est vivement recommandé d’appliquer la disposition spatio-typographique voulue par le poète dans la mesure où elle n’est pas accessoire, loin s’en faut, dans le cas particulier de l’œuvre intitulée Un Coup de dés jamais n’abolira le hasard (1897).

(1) Dans 150 questions sur l’édition, cf. article #35 – Peut-on publier une œuvre du domaine public ?
(2) Cf. #7 – Droit moral.

Vue aérienne du « Coup de dés »

Exécutée pour La Nouvelle revue française, la composition posthume de 1914 est disponible notamment sur Mallarme.net (spécimen en PDF).

Il est vrai que la typographie de cette œuvre a connu maints quiproquos et avatars après la mort de l’auteur. La question qui peut se poser, si l’on donne dans le juridisme pointilleux, est de savoir si un typographe lambda proposant une « interprétation originale » de l’œuvre détient à son tour un monopole patrimonial, non pas sur le texte mais sur la mise en forme. Cela peut être le cas en effet. J’utilise ici le mot interprétation au sens d’adaptation typographique, comme on pourrait parler d’adaptation cinématographique. Les œuvres typographiques, dérivées ou non, sont sans conteste protégeables par le droit d’auteur (cf. #34). Ainsi, l’année de la mort du typographe ou metteur en page peut éventuellement déclencher une nouvelle échéance de domaine public s’appliquant alors à ladite composition si elle est effectivement abritée par le droit d’auteur.

Mais, pour éviter tout coupage de cheveux en quatre, le plus simple serait de créer votre propre mise en forme du poème (choix de caractères, etc.) tout en vous approchant au plus près de la volonté initiale de Mallarmé. Rendons à Stéphane ce qui est à Étienne.

NB. — Quant à l’avertissement de la BNF(3), il s’agit d’une mention visant explicitement la reprographie d’œuvres dont les droits patrimoniaux ne sont pas éteints par le domaine public.

(3) Cf. Formulaire de demande de reproduction.

Sujet connexe :
      — « Droit d’auteur en reliure d’art ».

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